La crise....

Bien sur, il y a la lassitude.

Ceux qui vivent depuis plus de trente ans ont connu les alternances politiques, celles qui font valser les puissants mais ne changent en rien la vie quotidienne du plus grand nombre. Alors à quoi bon aller voter ?

Bien sur, il y a le désintérêt.

Ceux qui vivent depuis moins de trente passent l'année à voter ! Voter pour la star'ac, pour la nouvelle star, pour kho lantha, pour l'ile de la tentation ! Tout ça, juste avec leur portable, depuis leur canapé, une pizza sur les genoux... Alors les faire sortir pour voter pour des pantins qui ne passent pas à la télé et en plus réfléchir avant de mettre le bulletin dans l'enveloppe, vous n'y pensez pas ?!

Il y a ceux qui ont la mémoire courte...

Qui oublient que les socialistes n'ont jamais davantage tenu leurs promesses que le nain clinquant... Que le FN surfe sur la vague du racisme primaire pour avancer des pions encore plus dangereux... Ceux là sont allés voter...

Il y a ceux qui croient encore que la vraie gauche est forcément stalinienne et dangereuse, et que la droite c'est "rien que des connards de riches",  et qui râlent dans leur coin encore et encore, sans bouger leur derrière pour aller voter, qui font leur petite révolution dans leur coin en emmerdant leur voisin, en conduisant comme des brutes, qui laissent leurs enfants dégrader les escaliers du HLM comme une vengeance envers la société qu'ils subissent... Ceux là, il n'y a pas grand chose à en attendre...

Il y a ceux qui attendent la révolution, comme d'autres attendent le messie. Hélas, elle ne viendra pas plus que lui, et comme lui, si l'envie lui reprenait de montrer son nez, elle serait très vite jugulée... Ceux là sont résiduels dans la population, de toute façon...

Dans quelle catégorie suis-je ? Je suis allée voter. J'ai connu des élections où l'on annonçait tellement la victoire de la gauche que les gauchistes ne sont pas allés voter, et ont perdu !!!!!!!! Alors bien sur j'y suis allée ! Et puis je pense qu'il faut cesser de se plaindre, de jérémier, et qu'il faut faire bouger les choses. Pour faire bouger il faudrait reprendre les rennes à gauche. Aussi à gauche que possible. Et aussi se syndiquer, car il faut aussi se battre à l'intérieur des entreprises, reconquérir le pouvoir du prolétariat. Il n'existe plus le prolétariat, vous diront certains analystes politiques bien informés... Oh que si il existe ! Je viens de lire le bouquin de Florence Aubenas "le quai de Ouistreham", elle l'a rencontré le prolétariat ! Et mon fils sur ses plateaux d'appels où il faut prendre un appel toutes les trois minutes, il sait ce que c'est que le prolétariat... Et je le rencontre tous les jours dans mon boulot...

Tous les communistes n'étaient pas staliniens, tous les révolutionnaires ne sont pas des sanguinaires... Je pense toutefois que l'on est pas allé assez loin lors des précédents soulèvements populaires et que la mauvaise graine repousse tant qu'on lui laisse un peu de terre pour repousser...

De toutes les façons, la société libérale, capitaliste va dans le mur, elle le prouve chaque jour. On est au bout du système, un système qui ne repose que sur la statistique, les coûts, les rapports, l'argent. Un système où l'homme a été oublié. Où l'homme n'a plus sa place. Je vois et j'entends des choses révoltantes dans le cadre de mon boulot. Le traitement du chômage et des demandeurs d'emploi est surréaliste. Je sais que certaines d'entre vous peuvent être choquées par ce que j'écris aujourd'hui, mais l'écrire me soulage. Cela n'enlève pas la peur. La peur de ce qui va arriver. Et le regret. Le regret de savoir mes enfants dans ce monde-là.

Après chacun pense ce qu'il veut et je vous aime quand même !

 



15/03/2010
3 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 19 autres membres